Remember Me

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Remember Me

Message par Susie le 2013-08-09, 11:31

En ce moment je joue à un jeu qui n'est apparemment pas très connu : Remember Me

Assez sympa dans l'ensemble avec de bonnes idées, mais trop linéaire !

Test : Remember Me


Test complet, par Yukishiro - Lundi 03/06/2013 à 09h 00
Tags : PS3, Aventure
Ce test de Remember Me a été réalisé à partir d'une version commerciale.

Est-ce DONTNOD qui a créé Remember Me, ou est-ce Remember Me qui a créé DONTNOD ? Un temps repéré par Sony, le premier projet du jeune studio parisien sort enfin de sa longue couvée, grâce à la poule Capcom qui publie le jeu cette semaine, sur PC et consoles. L'équipe de vétérans (ex-Criterion, ex-Ubisoft Shanghai) à l'origine du titre va donc tenter le difficile pari d'imposer un énième jeu d'action/aventure, genre encombré s'il en est, en cette fin de génération de consoles. Une équipe de darons au management, une centaine de personnes, 20 millions d'euros, un système de combat novateur et une capitale redessinée du métro jusqu'à la pointe de la Tour Eiffel plus tard, Remember Me porte-t-il bien son nom ?

60% plate-forme, 30% combats, 10% énigmes
Dans un futur aussi lointain que trouble, Paris a été détruite et remplacée par une mégalopole composite, où les tours de verre et d'argent frôlent l'immortelle Basilique du Sacré Coeur, et où la Tour Eiffel surplombe désormais des kilomètres de ruines. Crue de la Seine ? Liesse des supporters du PSG ? Embouteillage à une station Vélib' ? On ignore encore pourquoi et comment la Ville Lumière s'est finalement éteinte, mais en 2084, le coeur de la Cité tient désormais dans les mains de Memorize, une société qui sauvegarde les souvenirs des Neo-Parisiens. L'histoire de Remember Me commence justement avec une jeune femme amnésique, Nilin, dans la prison de la Bastille. Celle-ci n'a pas perdu la mémoire ; on la lui a volée. Heureusement, l'intervention d'un partenaire providentiel, Edge, ainsi que quelques solides notions de Krav-Maga, la sortiront bientôt de sa geôle. Démarre alors une épopée d'une douzaine d'heures de jeu, en huit chapitres, pour recouvrer son identité et ses souvenirs.

Linéaire, mais pas répétitif dans son déroulement, Remember Me alterne de très nombreuses phases d'escalade dans Neo-Paris, avec de l'action au corps-à-corps, saupoudrées de quelques énigmes et cinématiques. N'espérez pas explorer librement la capitale : le design des niveaux étant aussi peu permissif que dans certains jeux de rôle japonais, c'est uniquement sur les corniches indiquées d'une flèche jaune que l'on pourra grimper. Et quand les couloirs s'élargissent, c'est généralement pour y accueillir une salve d'ennemis à combattre. Il en existe trois sortes : des humains lobotomisés, les Leapers, ainsi que les forces de sécurité du SABRE, avec armure et matraque. Enfin, et plus rarement, des robots de pacification vous barreront la route.

C-x-O-x-M-x-B-x-O
Les combats, eux, relancent à intervalles réguliers l'intérêt des différents chapitres, mais s'inspirent finalement moins des beat'em all traditionnels Capcom que du mécanisme de Batman : Arkham City. Si Nilin peut naturellement exécuter des combos dévastateurs et savamment chorégraphiés pour se défaire de ses adversaires, c'est bien dans une rigoureuse gestion des esquives que se trouve son salut. Lorsque l'un des ennemis qui vous entoure s'apprête à attaquer, un point d'exclamation rouge apparaît à l'écran ; il vous faut alors presser X pour vous dégager, Nilin étant incapable de parer. La finesse, c'est que l'esquive n'interrompt pas votre enchaînement de coups, que vous pourrez reprendre une fois en sécurité, à condition bien sûr de garder le rythme. Ainsi, les meilleurs d'entre vous réussiront à placer un combo de six coups tout en esquivant à plusieurs reprises, ce qui demande, soyons honnêtes, un minimum de doigté. Comme dans Batman, le jeu introduit plusieurs types d'ennemis, comme autant de restrictions à respecter scrupuleusement. Untel n'est vulnérable qu'à une attaque spécifique, un autre est insensible aux coups de poings/pieds, tandis que certains ne peuvent être abattus avant d'avoir dégommé le reste des Leapers alentour. On ne fera pas l'inventaire de toutes les variations possibles d'ennemis, mais pour le coup, les développeurs ont su se montrer suffisamment créatifs pour ne pas que le joueur s'ennuie. Un bon point.

Remember Me se signale en revanche par un système de combos paramétrables plutôt accrocheur et facile d'accès. Comme dans la plupart des jeux du genre, au fil de votre progression, vous débloquerez des enchaînements : d'abord l'incontournable "carré, carré, carré", puis "triangle, carré, triangle, carré", etc. De plus en plus longs, et donc de plus en plus compliqués à réussir dans le feu de l'action, les combos peuvent cependant être personnalisés dans un "Combo Lab", accessible via la touche Select à tout moment. Ici, vous pourrez décider si vous voulez assigner un bonus de dégâts, une régénération de santé, ou d'énergie, aux deux touches des combos (triangle et carré) que vous avez à disposition. Pour la faire simple, il est tout à fait possible que l'enchaînement de base "carré, carré, carré", ne soit composé que de "carrés" de régénération. Vous n'infligerez alors quasiment aucun dommage à l'ennemi, mais chacun de vos coups portés vous rapportera un peu de santé. Une fois votre barre de vie remplie à son maximum, il vous suffira de retourner dans les menus, d'opter pour des "carrés" (ou des "triangles") de puissance, et de recommencer votre combo ; vos coups feront alors logiquement plus de dégâts, mais ne vous soigneront plus. Il existe quatre types de bonus à assigner à vos combos : la puissance, la régénération de combo, la régénération d'énergie pour les super attaques, ainsi qu'un multiplicateur à insérer dans votre chaîne de coups, pour augmenter les dégâts.

Si ce système s'avère plaisant à l'usage, quoiqu'un peu mollasson, on regrettera tout de même que les différents combos de touches ne se comptent que sur les doigts d'une seule main, et qu'il est parfaitement possible de truander en n'utilisant qu'un ou deux d'entre eux. Lorsque nous avons terminé le jeu, nous avions poussé le vice à configurer simplement deux enchaînements : l'un régénérait notre santé et énergie, tandis que l'autre misait tout sur la puissance. On a donc passé 70% du temps sur Remember Me à ne répéter que deux combinaisons de boutons, et ça suffisait amplement.

De la SF pour enfants
Pour la conception de son premier titre, et dans sa volonté d'offrir de l'épaisseur à son Neo-Paris, le studio DONTNOD s'est attaché le talent du romancier Alain Damasio, autorité émérite de la littérature SF (La Zone du dehors, La Horde du Contrevent...). Bref, une pointure, une signature, presque une caution. Pourtant, c'est bien dans sa narration que Remember Me nous aura le plus déçus, avec de surcroît des dialogues et personnages franchement indignes du remarquable travail sur le background, et un scénario finalement quelconque et inintéressant. Prenez Nilin, par exemple : celle qu'on découvre amnésique, vulnérable et hébétée dès les premières secondes du jeu, ne tient finalement jamais la comparaison avec la gravité des enjeux qui l'entourent.

Vous pensiez suivre sa quête de souvenirs au fil du jeu, assister à ses dilemmes moraux, participer à la reconstruction de son identité ? Nous aussi. Pourtant, au bout d'à peine une heure, on se retrouve flanqué d'une bonnasse en jean moulant qui pose comme une adolescente japonaise, balance des vannes moisies à des crétins surarmés et caricaturaux au possible, et qui semble ne suivre que son grand coeur pour sauver le monde contre les méchants-qui-volent-des-souvenirs. Il suffit de s'attarder sur l'attachement aussi exagéré qu'incohérent que Nilin porte aux quelques PNJ qui l'assistent (et avec qui elle a dû parler trois minutes, douche comprise), à l'immaturité de certaines réactions (sa brouille avec Edge), ses répliques désolantes contre les boss (qui le lui rendent bien), ou le twist final, pour comprendre qu'on tient là de la science fiction pour enfants et jeunes adolescents. Il y avait pourtant matière à exposer l’ambiguïté morale de cette fiction d'anticipation, ce "miroir des technologies intrusives", comme l'avait fait Deus Ex Human Revolution sur le transhumanisme. Rien de tout ça ici ; il n'y a guère que le cul de l'héroïne à avoir un tant soit peu de relief dans Remember Me, et ce ne sont pas quelques sentences existentielles balancées au début de chaque chapitre qui changeront les choses.

Pour mémoire
A décharge de Remember Me, on admettra volontiers que les jeux d'action, à commencer par les beat'em all, ne sont que rarement soutenus par des scénarios de haut vol - c'est qu'ils n'en ont pas besoin pour être plaisants manette en main, et c'est d'ailleurs le cas ici. Il serait cependant injuste de résumer la production de DONTNOD à une succession de combats interrompus de cinématiques. La capacité de Nilin à "chasser" les souvenirs des autres sera ainsi mise à contribution dans quelques puzzles narratifs, qui vous permettront de réécrire la mémoire de vos victimes. Durant ces phases, le jeu vous propose de visionner une scène, puis de la rembobiner en modifiant certains aspects - déplacer un fauteuil, ôter la sécurité d'une arme, faire tomber un objet, etc. Le déroulement des événements s'altère alors en temps réel, pour vous permettre d'atteindre l'objectif donné (s'arranger pour que X tue Y, par exemple).

Assez expérimentales, mais foncièrement agréables à jouer/observer, ces séquences ne sont malheureusement pas suffisamment nombreuses dans l'aventure. De fait, c'est toute la capacité de Nilin à dérober ou modifier les souvenirs des gens qui est globalement sous-exploitée. Il est ainsi impossible de rentrer dans la tête des (très, très rares) PNJ humains que l'on rencontre, qui ne nous adressent d'ailleurs quasiment jamais la parole. On aurait aimé disposer librement de cette capacité, comme le fera bientôt le Beyond : Two Souls de Quantic Dream, pour accéder par exemple à des quêtes ou informations optionnelles.

Gloire soit tout de même rendue à la réalisation du jeu qui ne souffre, elle, que de réserves d'ordre technique par endroits. Abondamment détaillés, les décors de Neo-Paris s'appuient sur une solide direction artistique, à mi-chemin entre nos références visuelles de la capitale (quelques monuments, le métro vert, les façades, les panneaux de rue) et l'atmosphère cyberpunk et orwellienne de 2084 - un peu comme si Half-Life 2 déménageait City 17 à Paris. C'est joli à l'oeil, soigné et même varié : dans Remember Me, on ne traverse jamais deux fois le même décor. Les plus tatillons noteront tout de même des animations un peu raides, ainsi que cette désespérante linéarité dans le jeu. Une vraie frustration, tant on aimerait parfois dégainer l'appareil photo pour visiter la Neo-Ville Lumière dans le moindre recoin.

Un budget de super-production, des idées bien senties et une direction artistique de grande classe : tous les éléments sont réunis pour pour que le premier projet de DONTNOD réussisse une entrée sans rougir dans le jeu vidéo. A l'arrivée, Remember Me impose une vision du jeu d'action-aventure racé, technique et plaisant, enrobé d'un univers nettement plus travaillé qu'à l'accoutumée, qui aura profité de l'amour, du talent, et de la générosité de ses concepteurs. Hélas, faute de moyens et peut-être aussi d'ambition, le titre ne va pas suffisamment loin pour qu'on le considère indispensable en 2013. Sa gestion des combos manque de profondeur, ses dialogues et personnages sonnent creux, à l'image de ce Neo-Paris peuplé de droïdes muets. L'exploration des souvenirs, si prometteuse manette en main, est elle reléguée au rang de featurette, scriptée à seulement trois ou quatre reprises dans l'histoire. Malgré toutes ses qualités, qui lui vaudront l'attention légitime des amateurs du genre, cette première copie encourageante appelle donc confirmation. Peut-être pour une suite, si Capcom l'estime nécessaire.
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Re: Remember Me

Message par Kimi le 2013-08-10, 17:21

j'avais vu un trailer de ce jeu y'a un bout de temps, et j'étais pas méga emballé. Mais je deviens bien trop tatillon niveau jeux video, je trouve Sad

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